L'histoire d'Untraveled

Untraveled :

des voyages qui comptent

Par Florian Herrmann, fondateur d’Untraveled

Lorsque j’ai voyagé à travers le monde au début de ma vingtaine, j’ai toujours apprécié l’authenticité des destinations, les paysages uniques, la cuisine locale, les événements culturels et, bien sûr, le climat agréable. En tant qu’Allemand, j’apprécie particulièrement le temps chaud et ensoleillé. Cependant, ce n’était pas tout. Ce n’était pas ce qui importait le plus dans mes voyages.

J’ai effectué mes premiers voyages avec mes parents, et je me souviens encore comme si c’était hier de notre séjour sur la côte atlantique française, près de Bordeaux. Je suis toujours motivé par le souvenir de notre visite dans une ferme française où les propriétaires nous ont accueillis et nous ont fait découvrir leur point de vue. Ils nous ont fait partager leur culture et leur mode de vie, leur façon de penser et ce qu’ils faisaient chaque jour pour améliorer leur quotidien. Ce lien est resté très important pour moi. Les voyages changent notre vision du monde.

C’est un véritable échange culturel où nous partageons nos valeurs avec les autres, apprenons les uns des autres et vivons des expériences inoubliables.

« Je crois que les voyages sont la meilleure éducation qui soit pour nous aider à mieux prendre soin de notre planète. Ils peuvent nous transformer. »

— Florian Herrmann, Untraveled.com

Mon tout premier emploi à l’université était dans un restaurant à Moneglia, dans les Cinque Terre, au nord de l’Italie. Je ne me contentais pas d’apprendre la cuisine italienne et de déguster des plats locaux toute la journée ; j’interagissais également en italien et découvrais comment les Italiens présentaient leur culture aux visiteurs. Servir de délicieux repas italiens à des clients internationaux, courir dans le restaurant 14 heures par jour pendant les étés chauds a été de loin le travail le plus difficile que j’aie jamais fait.

Je profitais de mes rares jours de congé pour faire de la randonnée le long de la côte rocheuse pittoresque des Cinque Terre, sur des sentiers de renommée mondiale. Ces sentiers m’ont conduit au bord de l’Appennin, la chaîne de montagnes la plus impressionnante d’Italie. Il faisait plus de 30 degrés Celsius et la plupart des touristes italiens prenaient le soleil sur la côte des Cinque Terre, mais je marchais de village en village, admirant la vue sur les montagnes et dégustant le vin des vignobles le long du chemin. Je transpirais, mais cela ne me dérangeait pas. Grâce aux températures estivales élevées, j’avais les sentiers pour moi tout seul. J’ai eu l’occasion de discuter avec les habitants et d’obtenir leurs recommandations sur les meilleurs sentiers (ceux qui offraient de l’ombre) et les endroits où je pouvais me ravitailler en eau et déguster du vin italien.

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« Je garde un excellent souvenir de ces journées passées dans les Cinque Terre. Cependant, les choses ont considérablement changé. »

— Florian Herrmann, Untraveled.com

La dernière fois que j’ai visité les Cinque Terre, les sentiers étaient envahis, certains étaient même fermés au public en raison de la fréquentation excessive des touristes internationaux qui avaient découvert ces lieux exceptionnels. Ces dernières années, de nombreuses personnes ont entendu parler de ces sentiers sur Internet, ont afflué dans les petites communautés, et ont parcouru plusieurs kilomètres pour trouver le meilleur endroit pour prendre un selfie. J’ai été choqué. L’atmosphère et la culture locales avaient disparu à mesure que les groupes se succédaient sur ces sentiers fragiles. Non seulement ils laissaient des déchets derrière eux, mais ils profitaient également de la situation. J’ai été profondément déçu d’apprendre par des viticulteurs et des agriculteurs locaux que les randonneurs volaient des raisins et des citrons dans leurs jardins. C’était la première fois que j’entendais les habitants critiquer les touristes.

Ce retour dans les Cinque Terre, en Italie, a été un véritable électrochoc pour moi.

Je souhaite m’impliquer dans le tourisme, car je crois qu’il peut rendre le monde meilleur. Cependant, le surtourisme a eu l’effet inverse. J’étais tellement découragé de voir cet impact sur les habitants des Cinque Terre que j’ai commencé à me demander si le tourisme pouvait vraiment profiter aux individus et aux communautés comme c’était le cas lorsque j’étais plus jeune.

J’ai décidé qu’il était temps d’agir pour lutter contre le surtourisme et ses effets.

J’ai identifié deux causes profondes au problème du tourisme de masse : premièrement, une idée fausse très répandue sur la meilleure période pour visiter une destination donnée et, deuxièmement, une méconnaissance de ce que le tourisme peut apporter à une petite communauté.

Les visites peuvent avoir un impact considérable lorsqu’elles sont réparties sur toute l’année et sur les innombrables destinations que compte la planète. Le tourisme peut sauver la vie d’un petit village, mais seulement si les visiteurs dépensent tout leur argent au sein de la communauté. Les voyageurs ne sont pas informés de ces considérations lorsqu’ils réservent un forfait auprès d’un grand voyagiste ou achètent un forfait en ligne. Plutôt que de se connecter sur Internet et de réserver un voyage, je pense que les visiteurs devraient mieux comprendre ce que signifie voyager dans ces communautés.

En fin de compte, la vie consiste à créer des liens avec les autres et à apporter sa contribution. Nous espérons vous inspirer à devenir l’un de ces ambassadeurs avec lesquels nous pourrons partager des récits de voyage, des itinéraires et des idées de voyage significatifs afin de promouvoir le voyage durable dans son essence même.

« C’est pourquoi nous construisons une communauté qui adhère à ces valeurs : encourager les voyages vers des destinations peu fréquentées, à des périodes optimales de l’année, afin d’avoir un impact maximal sur les communautés d’accueil. »

— Florian Herrmann, Untraveled.com